Qu’est-ce que l’IA?

L’intelligence artificielle (IA) joue un rôle croissant dans l’expertise des sacs de luxe de seconde main en offrant des outils permettant d’analyser et de valider l’authenticité des articles. L’IA est utilisée par les plateformes spécialisées pour détecter des signes d’usure, vérifier la qualité des matériaux, et même comparer les caractéristiques spécifiques des sacs avec des bases de données de produits authentiques. Voici quelques méthodes qu’elle utilise pour évaluer les sacs de luxe de seconde main :
- Analyse des caractéristiques visuelles : L’IA peut être utilisée pour scanner des images de sacs et en examiner les détails comme les coutures, les logos, les fermetures éclair, et les doublures, qui sont souvent des éléments distinctifs pour chaque marque. Des algorithmes d’apprentissage profond, comme le deep learning, peuvent analyser ces détails et les comparer à une base de données d’articles authentiques.
- Vérification des matériaux : L’IA peut analyser des informations concernant les matériaux utilisés (cuir, toile, etc.) et vérifier si ceux-ci sont conformes aux standards des fabricants de luxe. Par exemple, des analyses chimiques ou physiques peuvent être effectuées sur des échantillons de matériaux pour en vérifier l’authenticité.
- Historique et traçabilité : Certaines solutions d’IA sont intégrées avec des systèmes qui suivent l’historique de l’article, en se basant sur des codes de série, des certificats d’authenticité, ou des informations sur le propriétaire précédent, pour confirmer l’origine du sac.

L’IA est une aide précieuse, mais elle n’est pas infaillible.
Elle offre un excellent premier filtre pour identifier des anomalies ou des faux potentiels, mais elle ne peut pas toujours remplacer l’œil humain d’un expert en sacs de luxe.
Certaines caractéristiques, comme la patine du cuir, les détails artisanaux fins ou les subtilités dans la fabrication, peuvent encore échapper à une analyse purement numérique.
Cela dit, l’IA a l’avantage de rendre les processus plus rapides, moins coûteux ( entre 10 & 15 € versus 250€ HT pour une expertise physique pratiquée par un expert assermenté ), et d’offrir une certaine standardisation de l’analyse, en particulier lorsque l’expertise humaine n’est pas immédiatement disponible.
De nombreuses plateformes utilisent l‘IA en complément d’experts humains pour maximiser la fiabilité des évaluations.
En résumé, l’IA peut être un outil pour l’expertise des sacs de luxe de seconde main, mais elle doit être utilisée en combinaison et soutien avec des méthodes humaines pour garantir une évaluation complète et précise.
Cela va de soi que, si vous n’avez aucune expérience professionnelle en amont du luxe, aucun savoir-faire et savoir-être, aucune connaissance produit et univers , aucun ou peu de parcours retail ad hoc de gestion litige client, et sans connaissance profonde des arcanes de la seconde main et de son réseautage, vous ne pouvez vous cacher derrière l’IA et vous lancer en commerçant ainsi.
Il faut vous entourer de gens humains dont c’est la compétence, qui vous accompagnent dans votre projet.Contact

La dérive de l’IA
L’IA est un outil, comme une béquille, qui soutient et rassure, en quelque terme, et assure également, car la plupart des cabinets en ligne dits de conformité, vendent leurs services en incluant une assurance du produit à hauteur de sa valeur de revente ou de son prix d’achat ( bien regarder leurs conditions générales de garantie). C’est là tout l’intérêt de cette béquille.
Or nous parlons ici de DATAS.
- Comment est constitué la base de données?
Chaque cabinet constitue sa base, certains chez des grossistes en scannant et archivant leurs stocks ( stocks qui ont été vérifiés par ?….quid), d’autres accédant aux cahiers des charges que les marques ont partagés pendant un temps ( mais de quel cahier parle t-on?, de quelle période?, quelle collection?, et de quelle manufacture?, quand on sait que, par Maison, on compte plus de 35 pôles de production et donc de façonnage différent? avec un turn over de contrat de production tous les deux ans), et d’autres, cerise sur le gâteau, en scannant tout ce qui existe sur la toile ( pire que tout).
La fiabilité de ce type d’IA repose sur la fiabilité de sa DATA base :
base défaillante, induite en erreur ou modifiée = résultat erroné, contradictoire ou révoqué.
Il n’y a, à ce jour, aucune unicité de base de données entre entreprises concurrentes sur ce secteur d’activité, encore moins de la part des Maisons pseudo- collaborant avec eux et ouvrant leur secret de fabrication, par contre il y a de petits accords secrets entre marques et certains cabinets, pour utiliser leurs services comme régulateur du marché de la seconde main versus les profits engrangés en première main. J’aborderais ce point de stratégie commercial plus tard.
D’où la jolie bataille rangée qui a eu lieu entre entreprises proposant leurs services en ligne.

- La bataille des cabinets
D’une entreprise à l’autre, nous pouvons faire face à une contradiction parfaite de résultats, à l’instant T ou dans le temps. Je pense que vous commencez à comprendre l’important nerf de la guerre: la base de données.
La contradiction ou l’alignement des avis de conformité (car cela arrive) peut s’étaler aussi bien dès la réception de l’objet que du check ou contre-check opéré des mois, voire des années après, sur le même objet.
Tout dépend d’une chose: l’update de la DATA base.
Nous sommes confrontés, face à cette incohérence factuelle, à l’obligation d’effectuer une 3 ème ( ou x ème) vérification a posteriori auprès d’un autre canal IA ( car la vérité est ailleurs), ou d’aller casser sa tirelire et prendre rdv avec l’expert physique, pour trancher tel Salomon le sujet.

- Les cas d’école
J’ai assisté à des situations abbérantes, de relation triangulaire entre client vendeur / acheteur et acheteur final: 3 acteurs en cascade.
Des produits reçus et validés en amont, puis en aval, qui se trouvent, par la méfiance du client final, reballotés par d’autres systèmes de vérification, et finalement donnés faux par le dernier qui a parlé…Mais qui n’a pas raison!
J’ai eu ce cas d’école où la triangulaire donc, décrite plus haut, avait utilisé le même canal de certification, pensant que c’était plus limpide pour eux, mais se sont retrouvés au stade final en complète contradiction avec le point de départ, à pièce identique et canal IA identique, tout cela parce que la base de l’IA, la photographie, n’était pas sous le même angle, éclairage etc… et que la DATA servant de point de vérification ne trouvait pas les mêmes points de comparaison…Cornélien!
J’ai eu également le cas de révocation a posteriori de certifications chez des confrères.
Si le service souscrit met à jour sa base de données, les données sur lesquelles la conformité s’était basée peuvent complètement être remises en question par la mise à jour et la certification antérieure révoquée. Vous pouvez ainsi recevoir, des mois après, un mail vous informant que votre produit n’est plus couvert par eux!
Dernier cas personnel et le pire:
Des produits que vous intégrez dans votre stock, vérifiés à réception et qui ne passent plus quelques mois après, et vice versa, puis repassent, le jeu est infini!

Enfin voici un exemple international à gros scandale:
Le magasin Cosette à Sydney, a été victime de l’IA, ce qui a déclenché un tsunami juridique.
Ce magasin, qui possède sur le territoire australien plusieurs succursalles, s’est développé post covid, sur la vague tendance de la revente de sacs de luxe.
Il suffit d’une cliente, qui a été confrontée à une expertise contradictoire auprès d’un confrère concurrent, au cours de la revente du produit acheté plus tôt chez Cosette, et ce malgré les attestations fournies accompagnant le produit, pour déclencher en cascade, par réseautage, une perte de confiance non fondée et une panique générale.
L’affaire a duré des années, mais Cosette avait un sourcing solide, une connaissance produit et un système de vérification en amont de la revente.
L’enseigne n’a pas lâché, et elle a eu raison. Comme elle l’a publié, son réflexe face à la panique de la clientèle, cédant aux légendes urbaines, car rien n’était avéré, a remboursé promptement chaque cliente, non parce qu’elle reconnaissait des torts, mais pour la satisfaction de sa clientèle, et s’est ensuite accrochée à ses convictions profondes de bien faire son métier, en démontrant les limites de l’IA au cours d’une très longue procédure.
L’IA, utilisée par le confrère, a déclaré, après analyse, que les sacs ne correspondaient pas aux standards des Maisons, donc étaient des contrefaçons: le « donc » est un peu facile!
Le manque de DATAS et de mise à jour de celles-ci, combinés à la non-prise en compte de l’artisanat, introduisant des variables notoires de production, a précipité l’enseigne dans une tourmente de perte de confiance et d’image auprès de sa clientèle.
Il a fallu une très longue procédure et une révision humaine de la qualité intrinsèque de chaque pièce, additionné au constat que l’IA ne se base que sur les données dont elle a ses limites, pour aboutir à la conclusion que l’enseigne n’était pas défaillante, mais que l’IA était à prendre avec beaucouo de pincettes.

Extrait de 2 quotidiens internationaux sur l’affaire en question:
- Luxury retailer Cosette cleared over fake designer handbag complaints
By Emily Bennett – 2 months ago 9 news Australia
An Australian luxury retailer has been cleared over hundreds of allegations it sold fake designer handbags after an investigation found there was no evidence to support the claims.
Cosette, which is located in The Rocks in Sydney’s CBD and operates a website to sell to customers online, has built a reputation for selling designer goods at discounted prices.
NSW Fair Trading received and investigated 1079 consumer complaints and worked directly with overseas luxury brands including Prada, Burberry and Gucci.
Hundreds of customers lodged complaints to NSW Fair Trading about luxury boutique Cosette. (SMH / Louise Kennerley)
Investigations into suspected fakes are complex and can take months to complete, requiring interviews, gathering of documentation and advice from technical experts.
A NSW Fair Trading spokesperson said each item was tested and verified as authentic by the brand rather than third-party verifiers.
« In some instances, the luxury brand confirmed the authenticity of handbags that multiple online authenticators had advised customers were fake, » the spokesperson said.
« The investigation highlights that there are significant issues with the accuracy and reliability of online authenticators, who use AI and algorithms to provide authentications.
« Consumers should be aware of the limitations of using some online authenticators. »
The spokesperson said NSW Fair Trading would « continue to carefully assess any further complaints lodged ».
A spokesperson for Cosette said the findings of the investigation « vindicates our repeated statements on the quality and authenticity of goods sold ».
« These unfounded allegations have had a detrimental impact on our business and, more importantly, our customers, who were wrongly led to believe that some of their products purchased from Cosette were not genuine, » the spokesperson said.
« The allegations stemmed from inaccurate and misleading services provided to customers by third-party authenticators. »
The company spokesperson said Cosette has « successfully defended all of the cases it contested » in the NSW Civil and Administrative Tribunal (NCAT).
« In the course of these cases, NCAT found that these authenticators provide ‘no evidence of specific qualifications, skills or knowledge’ in providing their opinion, » the spokesperson said.
- SYDNEY, AUSTRALIA – Media OutReach Newswire – 22 October 2024 –
COSETTE, a leading retailer of luxury handbags and accessories, is pleased to announce the conclusion of a comprehensive, year-long investigation by NSW Fair Trading into the authenticity of goods supplied by COSETTE. The investigation has ended with no adverse findings or further action. COSETTE believes this vindicates our repeated statements on the quality and authenticity of goods sold.
These unfounded allegations have had a detrimental impact on our business and, more importantly, our customers, who were wrongly led to believe that some of their products purchased from COSETTE were not genuine. The allegations stemmed from inaccurate and misleading services provided to customers by third-party authenticators. In response to allegations, COSETTE has successfully defended all of the cases it contested in the NSW Civil and Administrative Tribunal (NCAT). In the course of these cases, NCAT found that these authenticators provide « no evidence of specific qualifications, skills or knowledge » in providing their opinion, « do not warrant … the quality of any services » that they provide, nor are they recognised by the luxury brands that they purport to authenticate.
COSETTE has always been committed to the highest standards of quality and trustworthiness. We source all of our leather goods from Europe and only work with highly reputable suppliers that have a long history of trading in luxury goods. Our approach to authenticity is to trace each good through the supply chain to licensees that have been authorised by the brands to sell the goods. This is the best and only means of being assured of the authenticity and origin of the product. More information on COSETTE’s sourcing can be found at COSETTE.com.au/pages/luxury-every-day.
COSETTE’s mission remains to make luxury more affordable, every day. We do this by offering a wide range of handbags and accessories from Australia’s favourite luxury brands – including handbags from Gucci, Prada, Saint Laurent, Givenchy and Bottega Veneta – at the best price.
COSETTE is able to offer these reduced prices by parallel importing directly from European retailers and suppliers, primarily from Italy. Some of these products may be overstock, but they are always new (never used or pre-owned), authentic and therefore of the highest quality. This direct sourcing means that we are able to share the benefit of any pricing advantage we obtain with Australian customers.




















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